samedi 27 décembre 2014

L'égo c'est toute une histoire...

En refusant de se laisser vivre, cela encourage et renforce automatiquement l'égo...

La confusion va de paire avec l'égocentrisme, si l'on voit authentiquement les choses alors tout va bien, il n'y a pas cette activité sournoise de l'égo... même s'il arrive qu'elle soit là, on ne s'y laisse pas prendre, par ce qu'on a un cerveau capable de voir clairement les choses...

Au début de votre vie vous faites joujou avec votre pensée, vous vous voyez comme maitre de vous même, la situation est sous contrôle, mais en grandissant, cette activité perdure et prend de l'ampleur par ce qu'elle est encouragée par votre milieu de vie qui a un fonctionnement machinal, basé sur l'intellectualisme, le culte du savoir. Avec l'âge, ce processus se déclare maitre en quelque sorte, ce n'est plus vous aux commandes mais plutôt lui qui dicte et conditionne vos activités, alors on se sent dans la confusion et perdu, mais comme tout le monde est pratiquement dans le même cas, on se dit normaux, qu'on est pas fou. Voilà ce qui est arrive quand on vie dans un monde qui adore jouer avec des abstractions... on le fait pour se donner l'air joli et important aux yeux de ses semblables mais aussi pour l'argent et le plaisir...

Notez bien que l'égo adore tout ce qui est habituel, répétitif, statique, figé, organisé, familier etc... il se centre sur la mémoire, c'est la matière dans laquelle il prend sa source et avec laquelle il travail...

Au début de sa vie on se sent bien vivant, mais en grandissant c'est cette activité machinale de la mémoire qui s'empare de notre cerveau et prend le pas. Nous avons toujours en nous cette confusion entre la chose réelle et sa simple pensée, la pensée n'est pas la chose elle même, elle est la simple activité de la mémoire, c'est très subtile, il faut une conscience aigu et soutenue pour bien voir les choses.

Donc il faut jouer avec ce mouvent de bascule, on se laissant vivre, cela coupe automatiquement les projections de ce processus et on s'accrochant et refusant de se laisser aller, vous êtes en dehors de la vie. Beaucoup pensent qu'on se laissant aller ça va être du n'importe quoi, le bordel ou l'anarchie alors que c'est absolument faux. Il est claire qu'on étant tout seul à la campagne ou avec des gens primitifs il est plus aisé de se laisser aller plutôt qu'avec des gens intellectualisés qui ont une mentalité rigide, ils ont perdu la souplesse de leur cerveau d'enfant...

D'ailleurs il est assez simple de voir la différence entre quelqu’un qui est pris dans ce processus et quelqu'un de bon vivant, le premier il est répétitif et rigide, il fait souvent les mêmes geste répétitifs et de la même façon... pour ce qui est du deuxième, le bon vivant, vous n'arrivez jamais à prédire, il échappe à toute prédiction, enfin, dans une certaine mesure, tout dépend des gens...

L'homme, en engrangeant du savoir croit devenir supérieur et grand alors qu'il ne fait qu’atrophier son cerveau...

Le mot "égocentrique" signifie "activité centrée sur soi" donc la mémoire, forcément !

Observez en vous même et vous verrez, vos habitudes tendent souvent à se reproduire, inconsciemment, même si vous ne les cherchez pas, sans que vous le vouliez... surtout si elles datent, le temps et la pratique leur donnent leur force... si on est pas très attentif elles agissent comme si de rien n'était...

Donc, quand cela est possible, le dimanche par exemple, il faut casser le rythme, casser d'avec tout ce qui vient de la mémoire (pas la mémoire fonctionnelle), casser avec tout reste du passé, cela permet de reprendre un peu conscience, de réveiller ce cerveau endormie à force de se laisser couler dans les autoroutes que sont nos habitudes, qui croit s'être trouver la facilité en comptant sur du savoir...

Moi même, je cherche à bouger dans tous les sens et à observer ce qui se passe au dedans de moi, cela me redonne de la flexibilité et parfois même des instants de conscience inattendus... je laisse de moins en moins de chance à tout ce qui est habituel et répétitif... pourquoi ? c'est simple, pour ne plus être un mort vivant ! À un moment donné on se dit stop ! Ce n'est pas exister comme une machine qui m’intéresse, moi je veux vivre vraiment ! Je ne veux plus être esclave d'un train-train tout organisé et planifié à l'avance, je préfère me laisser surprendre par la magie et la douceur qu'est la vraie vie, celle qui n'est pas calculée et qui ne vient pas du truchement de la pensée...

On se dit que le savoir doit être au service de la vie et non l'inverse, sinon ça devient de la servitude... et combien sommes nous dans cet état de servitude sans y prêter attention, à l'insu de notre plein gré ?! Nos habitudes de faire et d'être on tendance à devenir progressivement inconscientes bien qu'elles restent active, donc vigilance...

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